Solène Eloy et son Atelier du Mur rejoignent la Cour de l’Industrie

Crédit photos : Matthieu Gauchet / Semaest

Peintre en décor et fresquiste diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art, la fondatrice de l’Atelier du Mur a posé ses valises en février 2022 dans ce haut lieu de l’artisanat parisien, situé dans le XIe arrondissement. Ici, Solène Eloy peut travailler à sa guise les nombreux matériaux qu’elle affectionne et qui, sous ses doigts, se transforment en panneaux décoratifs, papiers peints, miroirs et autres décors muraux uniques.

L’amour de la peinture a fresco

C’est pendant un séjour en Italie que la jeune Solène Eloy, alors âgée de 18 ans, découvre la fresque italienne et en tombe amoureuse. « Cela a été un véritable coup de foudre et dès mon retour en France, j’ai voulu faire mes études dans ce domaine », raconte-t-elle. Heureusement, Paris regorge d’écoles pour apprendre la fresque italienne, et Solène Eloy sort diplômée de l’école Olivier de Serres – aussi appelée l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art – en 1998.

Elle se lance ensuite en free-lance et multiplie les créations tout en perfectionnant en parallèle ses techniques. En plus de la maîtrise de la peinture sur divers supports, elle acquiert en autodidacte d’autres savoir-faire, comme la peinture sous verre et la dorure, qu’elle apprécie particulièrement. « J’aime beaucoup travailler l’or, confirme-t-elle. Cette matière vivante très luxueuse est beaucoup utilisée dans la fresque italienne et je trouve qu’elle met très bien en valeur les enduits, d’autant que je joue sur les contrastes en l’appliquant toujours sur des matières très brutes. »

Inspirations dans la nature et les voyages

Après des années d’expérience, Solène Eloy veut apposer sa marque, affirmer son identité d’artiste et créé L’Atelier du Mur, en 2010. Un projet qui lui ressemble et qui lui permet d’approcher les architectes d’intérieur, avec qui elle travaille aujourd’hui en tandem. Avec eux, elle habille les murs des hôtels, des restaurants mais aussi des propriétés de particuliers français et internationaux. « Récemment, j’ai par exemple eu la chance de réaliser un décor sur-mesure pour le restaurant 2 étoiles Le Taillevent à Paris, et je suis plutôt fière du résultat », se félicite l’artiste.

Solène Eloy travaille à la commande, mais a aussi une grande liberté. Pour le Taillevent par exemple, on lui a laissé carte blanche. Et pour ses papiers peints signature, qu’elle autoédite, tout est guidé par sa créativité. « Mes inspirations, je les trouve dans la nature et au gré de mes voyages, confie-t-elle. Je pars toujours avec un carnet de croquis dans lequel je réalise des dessins, note mes impressions qui ensuite m’aideront à inventer de nouvelles matières et créer de nouveaux papiers peints. »

Le Japon, où Solène Eloy a exposé à deux reprises, a particulièrement influencé ses créations. « Là-bas, j’ai été fascinée par la façon dont les Japonais maîtrisent la nature. Tout est très esthétique. Et puis, ils utilisent des techniques très anciennes tout en les ancrant dans la modernité. » Un mariage entre le passé et le présent que Solène Eloy imprime dans ses créations aujourd’hui.

Installation dans la Cour de l’Industrie

L’histoire de l’Atelier du Mur a pris un nouveau tournant avec l’installation de Solène Eloy à la Cour de l’Industrie, en février dernier. Dans un local de 93 mètres carrés, la fresquiste peut réaliser ses créations au calme et recevoir, sur rendez-vous, architectes d’intérieur et clients désireux de contempler de près son travail.

Autour d’elle, une cinquantaine d’artistes et artisans, comme elle. « L’idée de réunir en un même lieu tous ces artisans me plaît beaucoup. J’ai d’ailleurs déjà eu l’occasion de travailler avec des doreurs ou des encadreurs. Le potentiel de collaborer avec d’autres personnes est ici très fort. »

En juin prochain, Solène Eloy exposera au salon Révélations, au Grand Palais, puis au Private Choice, en off de la Fiac, en octobre.

Voir le site web de L'Atelier du Mur